Le point de départ de ce travail est avant tout une question, sinon un désir : peut-on entendre une voix et ses silences à travers une photographie ?
Pour tenter d’y répondre, j’ai adopté l’approche d’un producteur de musique : écouter, sampler et amplifier.
J’ai d’abord recherché des photographies qui m’apparaissaient sonores en parcourant mes archives personnelles, notamment celles documentant divers mouvements sociaux. Je les ai ensuite projetées sur un mur et j’ai prélevé des visages qui me touchaient, en les photographiant par surimpression.
Décontextualisées, ces photographies de visages isolés donnent à voir une voix qui n’est plus tout à fait celle du sujet, ni d’ailleurs celle du photographe.
L’utilisation du procédé de la gomme arabique change le statut de ces images et permet de leur redonner la singularité inhérente à chaque visage et chaque voix.
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