je passe où j’écris (Nédonchel, 2022)

Dans le cadre d’une collaboration entre l'Institut pour la Photographie et le Département du Pas-de-Calais, j’ai été invité à résider pendant une semaine au Centre d’Accueil et d’Examen des Situations de Nédonchel. Village d’environ 200 habitants situé à une soixantaine de kilomètres de Calais.

Alors que la photographie est une pratique quotidienne pour exprimer notre rapport au monde, elle est quasi-inexistante dans ce lieu d’hébergement transitoire pour des personnes exilées qui cherchent plutôt à préserver leur anonymat. La démarche inclusive du projet a rendu possible la réalisation de ces portraits intimes et complices.

Une première expérience du portrait photographique était proposée avec le Polaroid puis la carte postale a permis une introduction à la photographie comme support de récit pour les participants, à travers une sélection issue de la collection Fleury Delomez du fonds d’Archives départementales du Pas-de-Calais représentant la Salonique et la guerre – une des étapes possibles du parcours migratoire et une des raisons probables de leur départ.

Au fil des jours, j’ai partagé le quotidien de ces personnes. Si ces images documentent des fragments de vie apparemment simples et banals, elles évoquent tant la fragilité de leur condition que la nature individuelle et partagée de leurs aspirations.

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a written trace (Nédonchel, 2022)

As part of a collaboration between the Institut pour la Photographie and the Pas-de-Calais Department, I was invited to spend a week in residence at the CAES de Nédonchel. This village of about 200 residents is located roughly sixty kilometers from Calais. While photography is a daily practice for expressing our relationship with the world, it is virtually nonexistent in this temporary shelter for exiles, who instead seek to preserve their anonymity. The project’s inclusive approach made it possible to create these intimate and collaborative portraits. An initial experience with photographic portraiture was offered using a Polaroid camera, and then postcards served as an introduction to photography as a narrative medium for the participants, through a selection from the Fleury Delomez collection in the Pas-de-Calais Departmental Archives depicting Thessaloniki and the war—one of the possible stages of their migration journey and a likely reason for their departure. Over the course of several days, I shared in these people’s daily lives. While these images document seemingly simple and mundane fragments of life, they evoke both the fragility of their circumstances and the individual and shared nature of their aspirations.







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